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texte sur l'autisme et l'école

Poster un nouveau sujet Répondre au sujet    Rencontres entre aspergers Index du Forum -> Forum accès tout public - VISIBLE PAR TOUS. -> ZL- Zone Libre -> ZL- Autour de l'autisme et du syndrome d'asperger
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Neil
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MessagePosté le:Dim 5 Nov - 23:59 (2017)    texte sur l'autisme et l'école Répondre en citant

Voici un texte écrit par Alexandre Lecouillard et publié sur sa page facebook.


Alexandre Lecouillard est une personne publique qui s'est fait connaitre en se présentant à la Primaire.org des dernières élections présidentielles adepte du minimaliste.
Alexandre est une personne autiste n'ayant pas parlé jusqu'à l'âge de 12 ans, dans le texte ci-dessus il y décrit ses souvenirs de lui à l'école. 


L’humiliation

ALEXANDRE LECOUILLARD·VENDREDI 3 NOVEMBRE 2017




Je suis né à l’âge de 12 ans.


Je suis né en salle de classe, j’étais assis sur ma chaise, muet, discret, je n’écoutais rien, ne comprenais rien. Je vivais en dehors de mon corps.


Mon esprit partait en balade dans des mondes imaginaires.


Je partais loin, très loin, dans des contrées que seuls les esprits peuvent connaître.


Puis, un jour, il est mort ; Et je suis né.


Il est venu en moi, m’a traversé. Il m’a parlé de ses erreurs, de ses fautes, un pardon, puis une libération. De lui à moi, il a vidé son amour, et m’a offert ses pardons.


Puis la maîtresse d’école est venue me taper sur l’épaule pour me demander si j’étais là. Car j’étais sûrement en transe, le visage fixe comme une statue de pierre, observant le vide. Nos esprits se sont détachés, et il est parti dans le monde de l’Au-delà.


À ma maîtresse d’école, je lui ai juste dit :
« Mon papa est mort. »
« Il est mort et ta mère te laisse venir en classe… » Patati, patata…
Comment expliquer à un humain adulte, conditionné, vivant dans le monde des solides, que mon père venait de mourir, et que je devais être au courant bien avant « tout le monde. »


Je savais déjà que je trouverais toute ma famille chez moi en rentrant de l’école.


Je n’ai pas pleuré, car son corps était parti, et son esprit vivait encore.


Son corps était mort pendant la nuit, il a dû se balader quelque temps avant de venir me traverser, moi l’enfant somnambule qui vivait ailleurs, totalement réceptif de l’accueillir.


Je n’eus aucune surprise à l’annonce de ma mère quand je suis rentré chez moi, je le savais, mais je n’ai rien dis. Je me suis assis sur mon lit et j’ai eu honte. Honte de ne pas pleurer, honte de ne pas être triste, honte même de me sentir libre. Mais je pense que cette liberté venait aussi de ces paroles intérieures qu’il m’avait offertes.


À 12 ans, je suis né, je n’avais plus peur de lui, plus peur des autres.


J’étais enfin libre, libre de vivre et de jouer, libre d’être.


Avant mes 12 ans, je n’ai pas grands souvenirs, juste peut-être le souvenir d’un enfant autiste qui vivait sans vivre, accroché à son monde.


Souvenir d’avoir été le psychanalyste jusqu’à l’âge de huit ans, d’un homme torturé par la misère du monde et qui le soir venu, venait saoul me raconter la guerre.


Cette guerre qui lui avait fait plus de mal que la mort. Cette guerre où il avait retiré la vie à d’autres humains, où il avait torturé des corps et saccagé des esprits. Et perdu dans la connerie humaine le sien.
Le doux nom de post traumatique de guerre était sa maladie. L’alcool lui offrait des apaisements à ses pulsions, ses surdoses de violence et d’adrénaline. Il les comblait par le massacre de son corps grâce à un poison qui le plongeait plus profondément dans un océan de noirceur. Puis une nuit, il est parti au travail en urgence sur sa mobylette.


Ma mère m’a pris par la main, et nous nous sommes enfuis.


J’ai vécu, çà et là dans ma famille, avec frères, sœurs, oncles et tantes ; muet, gentil, avec cette toux et mes gouttes de Valium®.


Jusqu’au jour de sa visite, je vivais dans une peur intérieure, jusqu’au jour de sa visite, mon esprit vivait ailleurs.


Avant mes 12 ans, j’étais un enfant que l’on ne dérangeait pas, car il ne dérangeait personne.


Un enfant muet et calme, qui pleurait à chaque fois que les adultes l’interrogeaient.


Qui vivait dans le monde des pensées et de l’imaginaire.


Et pour ne pas être ennuyé, j’étais devenu un maître de la dissimulation.


Je jouais des heures avec mes jouets. Mon imagination débordait d’histoires. Ma sœur m’avait offert un VICTOR, petit jeu de calcul à neuf niveaux d’addition, soustraction, multiplication et division. Je ne jouais pas, je supputais l’espace de chiffres qui se coupaient, se mélangeaient, se croisaient pour finir par un résultat, et ceci à l’infini.


À 12 ans, je n’avais aucune notion de l’école. J’y étais sans y être.


À mon réveil, je ne pleurais plus, mais je vivais toujours loin du monde des corps.


Et je me suis réveillé CANCRE.


Je ne comprenais vraiment rien à rien, le français était pour moi une torture, car je ne connaissais aucune règle et que la logique de la conjugaison et de la grammaire était pour moi complètement stupide. Donc, je remplissais ma feuille d’interro ou de dictée le plus vite possible, avec des inventions qui se résumaient souvent à de la phonétique pour rejoindre mon imaginaire. J’étais dans le monde des dinosaures, de Robinson Crusoé, d’un capitaine de bateau de pirates à la recherche d’un trésor.


Des rêves éveillés, des films plein la tête. Et personne pour venir m’en sortir.
Les yeux ouverts, fixés sur un point, je partais. À 12 ans, je méditais à profusion. J’étais capable de faire le vide total de mes pensées. Pour moi, c’était logique, accessible à chacun de nous, facile. Mais je compris par la suite que beaucoup d’humains passaient leur vie à chercher comment faire cela. Et moi, je partais en un instant de la réalité, comme on met « pause » sur la télécommande d’une télévision.


Nous avions deux professeurs, une de français et d'histoire géo, très gentille, mais qui me considérait comme un moins que rien, et qui ne m’a jamais vraiment considéré autrement que comme un meuble. Et une maîtresse de mathématiques qui…


Et oui, la seule matière, où j’étais vraiment très bon, était les mathématiques, mais une frustration totale venait de cette prof qui, je pense, m’aurait bien mis chez les fous.


Au début de l’année, je changeais de place tous les trois jours, elle fouillait mes affaires pour trouver ma calculette, elle me mettait seul au fond de la classe pendant les contrôles.


Et moi, je bougeais comme on bouge un meuble, jusqu’à atterrir à côté d’une fille qui comprenait autant les mathématiques que moi la grammaire et la conjugaison.


J’ai le souvenir de ce tableau qui s’ouvrait le matin, avec ses dix questions mathématiques, et en deux temps trois mouvements, je levais mon ardoise aux résultats exacts. Et cette maîtresse qui m’observait pour bien regarder si je ne manipulais pas une calculette en grand magicien tel Houdini. Je n’ai même pas souvenir d’avoir eu une calculette un jour dans mon cartable.


Puis, à une autre occasion, elle m’a fait venir au tableau avec un calcul qui devait être sûrement compliqué pour un gamin de mon âge, et elle m’a demandé de répondre à ça… « Ça » était un calcul qui devait sûrement m’humilier et la rendre victorieuse aux yeux de tous. Je sentais une tension très forte chez cette jeune femme. Alors j’ai répondu après une courte réflexion, et le résultat était juste.


Elle m’a demandé de lui expliquer mon raisonnement, de savoir comment j’en arrivais là. Alors je lui ai expliqué ; j’ai ce souvenir confus, d’un Chinois qui parle à une Japonaise. Mais expliquer à une sourde qui ne comprend pas votre langue, relève de l’impossible. Alors, pour le reste de l’année, j’ai sagement posé mes calculs comme tout le monde et je me suis enterré.


L’année de sixième est venue, et au bout de deux mois, je détestais définitivement le système scolaire. Mais j’ai eu la chance d’être malade, une hépatite alimentaire m’a mise en quarantaine, je suis resté le restant de l’année chez moi, ensuite chez ma sœur à la campagne. J’ai beaucoup dormi, j’ai vécu en mode léthargique, mon univers débordait d’histoires dans ma chambre de cet appartement de la région parisienne. Chez ma sœur, je passais ma vie à regarder les souffleurs de verre et à aller à la pêche.


Mais je pense n’avoir fait aucun devoir ni leçon. Ma gentillesse était telle que même mes parents ne s’inquiétaient pas pour moi. Ma mère et mon beau-père n’avaient pas vraiment connu l’école, à 14 ans, ils travaillaient déjà…
- Ce garçon sera un manuel…


Mon premier CP, à Avallon, je l’ai redoublé, car je pleurais tout le temps.


Je n’ai que le souvenir de Noémie, ma seule amie de l’époque que j’aimerais, soit dit en passant, beaucoup revoir, elle reste ma seule douceur de classe.


Mon deuxième CP fut dans une classe de handicapées mentales.


Ensuite, nous sommes partis en région parisienne.


Entre le CE1 et le CM1, je pense avoir changé six ou sept fois d’école et l'univers de mes lieux d'accueil était loin d’être sain. Mais il y avait de l’amour, et c’est le principal.


En CE2, j’ai retrouvé ma mère, nous pouvions enfin vivre ensemble. Ma mère, mon beau-père et moi vivions dans 15 m2, une chambre à côté d’un dancing, une sorte de garage pour miséreux. Mais pour moi, c’était l’accalmie. Puis Sannois est la résidence de tous mes plaisirs et de mes jeux.


La stabilisation en CM1 ; le réveil et le calvaire.


Voilà comment je suis arrivé, une seconde fois, en sixième avec une base à peu près nulle.


Mais ne pouvant plus redoubler et étant un gentil cancre, j’ai passé cette classe, car il ne pouvait en être autrement. La cinquième fut plus simple, car nous avions monté un groupe de loosers. « Loosers » qui par terminologie faisait partie de mes cinquante mots d’anglais connus. Nous n’étions pas méchants, mais vraiment pas bons. Nous faisions des concours de fautes d’orthographe qui amusaient beaucoup notre professeur.


C’est avec du recul, que je me rends compte que cette femme adorait mes rédactions.
Nous faisions des rédactions constamment, et j’aimais la douceur de cette prof, qui par indulgence, ne me retirait que quelques points pour mes fautes.


Mais elle ne pouvait s’occuper de moi, car mon niveau était si médiocre, qu’il lui aurait fallu me réapprendre toutes les bases du français. Et moi, je ne jurais que par sa poitrine généreuse, qui me laissait rêveur. Le massacre des lectures de groupe, ou quand elle m’interrogeait, je me retrouvais à lire à haute voix, tremblant et cafouillant des phrases dans une lenteur qui n’offrait qu’à mon auditoire, rires ou empathie. Je ne savais bien décrire qu’après plusieurs lectures dans ma tête les questions des interrogations, donc même étant un cancre, je ne faisais que rarement de hors sujet.


Puis un jour, je suis revenu de vacance, les dernières vacances avant la fin de l’année scolaire et par dépit, elle me demanda de lire.


Je ne peux me lancer des louanges ou dire que ma lecture était magnifique, de par son interprétation, mais je savais lire.


Et ce n’est pas M. Kessel et sa « cicatrice », ni les morceaux de M. Hugo et de son Gavroche, ni aucun des classiques de la littérature française qui, soit dit en passant, nous emmerdaient au plus haut point, qui m’apprit à lire.




Je ne comprenais pas et je ne comprends toujours pas, comment des gosses qui ont entre douze et seize ans peuvent digérer des auteurs comme Zola et son Assommoir, Hugo et ses Misérables, Maupassant et son livre le plus glauque qu’est Le Horla, Proust et sa Recherche du temps perdu, et Madame Bovary de Flaubert, etc. Alors oui, je les ai lus, mais plus tard, après ma scolarité. Je les ai dévorés avec passions. Mais en cinquième, j’en avais dégoût. Et je pense que la plupart de mes camarades se foutaient royalement de Madame Bovary et de sa vie de ....


C’était comme demander de courir avant de savoir marcher. Car nous étions en banlieue parisienne, et les gosses de mon quartier étaient bien loin de toutes ses histoires d’adultes ou du passé.
Oui, ce jour-là, je savais lire. Mais comment répondre à cette interrogation soudaine ?


- As-tu eu des cours de français pendant tes vacances ?
Comment expliquer que j’avais, avec des amis, trouvé un sac-poubelle rempli de magazines de cul, et que par envie de savoir, j’avais laissé les magazines à images à mes copains pour souiller leurs draps, alors que moi, j’avais trouvé un trésor bien plus grand. C’est avec Union, magazine érotique sensuel à textes, que j’appris à lire ; Les Odeurs de Jasmine, Rencontre dans les bois, Prémisses du clitoris.


Moi, Alexandre Lecouillard, je découvrais le jardin interdit, le savoir absolu de l’amant en devenir, les secrets des préliminaires et la théorie de l’orgasme… Les désirs des femmes, le pouvoir des caresses, les secrets du sexe.


Je savais, avant ma première fois, qu’il n’y avait pas de place pour l’égoïsme dans le sexe, que le mot d’ordre était IMAGINATION. Et ma vie n’était qu’imagination ! Je compris aussi que trop d’hommes baisaient avec leur queue, et que les meilleurs amants étaient des lesbiennes au masculin.


Qu’ils étaient beaux ses mots : Cunnilingus, clitoris, urètre, prépuce, orgasme, préliminaires, jouissance. J’étais presque un homme ! Enfin, en théorie…


J’ai changé de collège pour faire une quatrième et une troisième technologique dans une ZEP de renom. Les profs étaient usés par la fatigue.


Je passais plus de temps à sécher les cours pour aller jouer à la pétanque avec mes potes du square, car Marcel, René, Gilbert, Ben, Gadaillant, Michel et les autres m’aimaient bien. Puis la pétanque était une passion et l’école était devenue une douleur. Une douleur terrible qui me donnait des boules au ventre, des envies de vomir, des insomnies, un stress incroyable. L’école était une punition.


Quelques professeurs me rabaissaient constamment, j’étais un cancre et ils me le faisaient savoir. J’étais un cancre, un fainéant, un nul, un futur chômeur, un rien du tout, un meuble.


J’étais mes mauvaises notes. Sauf en mathématiques et en sciences où là, tout le monde trouvait ça normal. J’attendais le facteur pour ne pas que ma mère tombe sur le bulletin, et ne pas en reprendre une couche. Mais à quoi bon, je lui montrais par respect et j’en reprenais une couche. Mais ma mère me voyait et me savait différent du reste du monde. Car oui, j’étais libre et différent, j’étais un passionné de l’imaginaire, un inventeur d’histoires, un créateur de rêve, un fou, un passionné qui avait décidé de vivre comme bon lui semble, mais dans le respect d’autrui.


Je n’avais qu’un seul mot d’ordre : ne pas faire de bêtise, ne pas finir au poste de police, ne pas faire de mal à ma mère qui en avait assez bavé dans la vie. Et ceci, je l’ai respecté et je le respecte encore plus aujourd’hui, car je suis sur le chemin des maîtres de la sagesse.


Je dégonflais les pneus de mon vélo pour arriver en retard avec une excuse et pour finir en « permanence », car là, il n’y avait pas de notes, pas de critiques assassines, pas de rabaissement, pas de jugement ni de moqueries ou de contrôles…


J’avais une pionne complice qui m’aidait à ne pas être pris et puni.


Le soir, je partais avec les boules de pétanque dans mon cartable rejoindre les adultes.


Et là, j’étais bien, respecté et je dialoguais de choses qui n’étaient pas de mon âge.


Je suis passé d’enfant à adulte. La jeunesse était à mes yeux stupide et bête. Mes camarades étaient aussi méchants que les professeurs, mais j’avais une raison, je les comprenais, car j’étais un idiot incapable d’être bon en classe. Nous étions des petits groupes d'exclus.


Dans toute ma scolarité, mes véritables camarades étaient les cancres, les moches, les intellos, les gros, les boutonneux et toutes les personnes qui ne rentraient pas dans la norme. Mais moi, j’étais grand, maigre, boutonneux, cancre, je jouais à la pétanque et j’avais un nom de famille plus lourd que mon cartable ; LECOUILLARD était collé à toutes les bouches des méchants élèves.


« Ce que la bouche s’accoutume à dire, le cœur s’accoutume à croire. » Baudelaire.


L’auto-conditionnement mental. Ils disaient que j’étais un cancre, donc je l’étais.


Pourquoi alors étudier et chercher à savoir ? J’étais mes notes, j’étais un mauvais élève avant d’être un individu. Je me suis réfugié dans la pétanque avec plaisir.


J’ai appris la vie en observant le monde, et ceci ne s’apprend pas à l’école.


Mon conseiller d’éducation m’a interrogé cinq minutes. Mais il avait mes notes sous les yeux, et j’étais bon en math, alors je devais faire mécanique générale.


Cinq minutes dans la vie d’un gosse perdu. Et le conseiller ne m’a pas écouté une seconde.
Le verdict est tombé sans autres choix, et avec une voix grave, il m’a sermonné sur ma nullité, sur mon manque d’enthousiasme.


Je ne savais même pas que ce mot était possible à l’école. Mais je m’en foutais royalement, car j’étais libre. Libre de rentrer chez moi et de sortir, libre d’être dans ma tête. Une prof en cinquième m’avait dit que je finirais éboueur ou déménageur. Et je le pensais. Son jugement était sûrement bon. Les ânes ne deviennent pas des chevaux de course.


Mon BEP mécanique fut une découverte. Je suis arrivé les mains dans les poches, sans même savoir à quoi correspondait mon futur métier. J’ai passé les deux premiers mois à draguer les filles du lycée classique d’en face, sans grand résultat. C’est très joli Enghien les bains !


J’ai mieux connu la ville que le lycée. Puis je suis parti avant la fin du premier trimestre, car la mécanique était un métier qui n’était pas pour moi. Et je désirais jouer à la pétanque.


L’État m’a envoyé une lettre pour me dire qu’il fallait que je refasse une année d’études, car je n’étais pas majeur. « Étude » est un bien grand mot.


Le bilan de ma vie à l’école était assez étrange, j’étais un cancre et je le croyais.


Mes parents n’avaient jamais été convoqués par les profs.


Ils n’ont assisté à aucune rencontre parents-professeurs.


Je n’avais passé que quelques minutes chez les conseillers d’orientation, et toujours pour me faire rabaisser et me dire que je n’y arriverais pas, et ce, avec des tonnes de sermons à la con. La morale de l’adulte qui encourage par des critiques destructrices !


Les profs avaient des classes surchargées d’élèves de tous milieux, des gosses de familles nombreuses, des parents qui ne parlaient presque pas français, des élèves de cité livrés pour beaucoup à eux-mêmes, des jeunes sans but ni modèle.


Un dernier redoublement en classe de seconde. J’ai pris plomberie. C’était un CAP, et le niveau paraissait si haut, d’après les élèves du bahut, que je sentais vraiment que les profs oublieraient de me faire chier, car nous étions tous dans le même panier.


Un panier de cancres. Les vrais qui sont là car « on ne sait pas quoi en faire », ceux qui ne savent presque pas lire, pas écrire, pas compter. Une salle d’attente pour élèves en perdition qui deviendraient, avec un peu de chance, plombier à leur compte.


J’avais autant envie d’être plombier que d’être derrière une machine-outil.


Je me demande combien sont plombier aujourd’hui ? Deux ou trois…


Si j’avais eu à choisir, j’aurais pris une année de remise à niveau, plutôt que d’étudier un domaine que j’étais certain de ne pas exercer.


Mais bon, le lycée était à côté de chez moi.


Ma tête inventait des histoires et à 17 ans je me considérais comme un idiot libre et passionné de musique et de femmes.


Un idiot capable d’emballer plus vite que la musique, un charmeur, un menteur, un habile manipulateur d'esprits fragiles, un gentil filou qui connaissait la musique. Un gosse perdu mais un peu chef dans l’âme. Un cancre, stupide et inutile. Voilà comment je me voyais.


Alors je suis allé à ma première journée de CAP Plomberie.


Les mains dans les poches, avec un papier et un stylo. Je suis arrivé devant un algeco tout pourri, un petit bonhomme était devant avec son bleu de travail. C’était mon professeur principal, mon prof de plomberie. Un autre élève est arrivé, et nous sommes restés devant en attendant d’autres élèves. Mais c’était grève SNCF et en banlieue une grève de train est un motif suffisant, si de plus il fait beau, pour ne pas venir en classe. Alors au bout d’une heure, l’élève est rentré chez lui. Et nous nous sommes assis pour discuter de la vie. Je ne me souviens plus de notre conversation, mais je répondais à ses questions. Il m’a posé beaucoup de questions sur la vie et tout ce qui l’entoure. Pour moi, il n’était qu’un homme comme les autres, les adultes faisaient partie de ma vie. Avec la pétanque, mes amis avaient quand même quelques années de plus. Alors nous sommes restés ensemble toute la journée avec plaisir.


Je suis revenu le lendemain, et toujours grève.


Une intimité intellectuelle s’est formée, une sympathie. Je ne me suis pas rendu compte de pourquoi cet homme me pausait toutes ces questions. Mais avant de partir, il m’a demandé pourquoi j’étais là ? Il avait vu quantité de gosses défiler dans sa vie, et en concluait que ma place n’était pas là. Que j’étais intelligent, avec un sens de la logique et de l’analyse, du bons sens et doué de raisonnement. Je suis rentré chez moi, différent. Le cancre existait toujours, mais l’idiot était mort. Et ceci, à tout jamais.


Lorsque je suis revenu le lundi, ma classe était là. Un petit groupe de jeunes, plutôt sympas mais perdus. Nous nous sommes assis, il a fait les présentations et a eu une parole qui, je pense, a bouleversé ma vie.
- Donc, je présume que, comme d’habitude, personne n’a envie d’être chef de classe ? Donc, c’est tout vu, Alexandre Lecouillard sera votre chef de classe !


La surprise…


Mon année scolaire fut très riche, car j’avais confiance en moi. Mes notes étaient bonnes et j’étais un chef de classe exemplaire.


À la fin de l’année, M. Ollatz m’a dit de partir sur le marché du travail.


Des années d’intérim et de passions.


Puis un jour, j’ai voulu lire…


Je suis devenu agent de sécurité.


J’ai lu : Maupassant, Zweig, Zola, Proust, Gogol, Werber, Nothomb, Reeves, d’Ormesson, Baudelaire, Verlaine, Hess, etc. des milliers de bouquins…


Je suis devenu un personnage de roman. La vie était un grand théâtre où j’étais le personnage principal, le dialoguiste à la verve brûlante, un scénariste sans scrupule.


Une revanche à la connerie humaine, une haine et un dégoût des institutions.


Un ego sans mesure, un regard hautain pour autrui et plein de peurs dans la tête.


Le cancre n’était pas mort, je l’avais juste enfoui.


Je me suis tué par peur, et de toutes mes peurs, la plus grande était moi-même.


L’alcool, les femmes, les sorties, le manque de sommeil.


Puis j’ai touché le fond de l’abîme, l’ange noir avait brûlé les ailes d’une fée.


Et au fond de l’abîme, je me suis pausé, j’ai combattu tous mes démons et mes anges m’ont offert les armes : les livres de grands maîtres comme Confucius, Dalaï-lama, Coelho, Lao-Tseu, Kant, Ruiz, Coué, Kardec, Einstein, C.G Jung, Sénèque, Gougaud, Krishnamurti et bien d’autres…


Mais ceci est une autre histoire !


La vie est magnifique, croyez en vous.


N’hésitez pas à partager, à commenter et à venir faire une balade sur ma page: Alexandre Lecouillard.
Si vous souhaitez publier mon texte dans un magazine. Contactez-moi.



Je tenais à partager son texte où je me retrouve beaucoup dans son histoire.
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Dernière édition par Neil le Lun 6 Nov - 13:07 (2017); édité 1 fois
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MessagePosté le:Lun 6 Nov - 01:57 (2017)    texte sur l'autisme et l'école Répondre en citant

j'ai lu & ça m'a intérêssé
p
résentation de noirceur quand-même

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MessagePosté le:Lun 6 Nov - 02:17 (2017)    texte sur l'autisme et l'école Répondre en citant

l'école est très inadaptée pour les personnes ayant des TSA ça c'est certain
I
l y a des personnes qui n'auraient rien à faire dans le système éducatif... je pense qu'un minimum de psychologie serait un p-requis
M
ais peuttre cela va-t-il évoluer...

L
es non-neurotypiques (autistes & surdoués) de par leur manière spécifique de fonctionner & d'apprendre seraient judicieusement orientés vers des établissements spécialisés où l'attention nécessaire leur serait accordée & leurs spécificités prises en considération afin de permettre leur réussite.
O
n doit être nombreuses & nombreux les laissé(e)s pour compte du système... Notre intégration complète @ la société n'a pas é permise, certain(e)s ont pu l'arracher @ la force de leurs dents mais le système social nous soutient & ça j'en suis reconnaissante.

J
e me reconnais aussi dans le fait d'avoir eu du mal à nouer des liens avec mes condisciples & y parvenir plus facilement avec les plus jeunes ainsi qu'avec les adultes pour échanger sur des sujets d'intérêt commun ― même si je ne me sens pas encore adulte.

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MessagePosté le:Lun 6 Nov - 20:59 (2017)    texte sur l'autisme et l'école Répondre en citant

J'ai oublié de préciser : je ressens moi aussi cette déconnection du monde & des autres (toujours maintenant mais un peu moins), ça me fait un peu comme un voile entre moi & le monde extérieur, le contenu de la vie (gens, évènements) comme si j'existais @ pas feutrés & que je n'étais pas complètement là. Les choses ne m'atteignent pas complètement & la profondeur de mes interactions aux autres est minimale, je ne me sens pas proche ni en phase avec eux, je me sens isolée malgré volonté & efforts & ce jusqu'@ me situer dans une sorte d'abyme de tourments & de questionnements dans les moments les pires.

j'e
n souffre & ai souvent tenté de réduire (désépaissir) ce voile
P
our moi l'explication est que certains neurones ne s'activent pas & c'est la faute au manque d'ocytocine.

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MessagePosté le:Lun 6 Nov - 22:44 (2017)    texte sur l'autisme et l'école Répondre en citant

J'ai la même impression de déconnection du monde extérieur, moi je décris cela comme étant dans une bulle, le monde extérieur serait comme si il était sur un autre plan.
Par contre je le vis plutôt bien moi, puis j'ai remarqué que cet effet bulle se ressent souvent quand je suis perdu dans mes pensées. 
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oui c'est vrai que ça l'amplifie
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Votre forme d'autisme est :: Un diagnostic officiel

MessagePosté le:Mar 7 Nov - 00:55 (2017)    texte sur l'autisme et l'école Répondre en citant

J'aimerais bien avoir quelqu'un à inviter dans ma bulle de temps en temps...
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Baptiste B
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MessagePosté le:Mar 7 Nov - 17:18 (2017)    texte sur l'autisme et l'école Répondre en citant

C'est un beau témoignage, bien écrit. Concernant l'école (ou plus généralement l'éducation), je trouve qu'elle n'est pas adaptée à tout le monde dans sa forme actuelle. En même temps, ça bouge beaucoup à ce sujet, et l'éducation démocratique est certainement la solution alternative la plus prometteuse à ce jour (bien que pour le moment, l'aspect financier soit encore rédhibitoire dans ce type d'école). 
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Glorfindelendil
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MessagePosté le:Mer 8 Nov - 20:29 (2017)    texte sur l'autisme et l'école Répondre en citant

automne a écrit:
automne a écrit:


l'école est très inadaptée pour les personnes ayant des TSA ça c'est certain
I
l y a des personnes qui n'auraient rien à faire dans le système éducatif... je pense qu'un minimum de psychologie serait un p-requis
M
ais peuttre cela va-t-il évoluer...

L
es non-neurotypiques (autistes & surdoués) de par leur manière spécifique de fonctionner & d'apprendre seraient judicieusement orientés vers des établissements spécialisés où l'attention nécessaire leur serait accordée & leurs spécificités prises en considération afin de permettre leur réussite.
O
n doit être nombreuses & nombreux les laissé(e)s pour compte du système... Notre intégration complète @ la société n'a pas é permise, certain(e)s ont pu l'arracher @ la force de leurs dents mais le système social nous soutient & ça j'en suis reconnaissante.

J
e me reconnais aussi dans le fait d'avoir eu du mal à nouer des liens avec mes condisciples & y parvenir plus facilement avec les plus jeunes ainsi qu'avec les adultes pour échanger sur des sujets d'intérêt commun ― même si je ne me sens pas encore adulte.






automne a écrit:



J'ai oublié de préciser : je ressens moi aussi cette déconnection du monde & des autres (toujours maintenant mais un peu moins), ça me fait un peu comme un voile entre moi & le monde extérieur, le contenu de la vie (gens, évènements) comme si j'existais @ pas feutrés & que je n'étais pas complètement là. Les choses ne m'atteignent pas complètement & la profondeur de mes interactions aux autres est minimale, je ne me sens pas proche ni en phase avec eux, je me sens isolée malgré volonté & efforts & ce jusqu'@ me situer dans une sorte d'abyme de tourments & de questionnements dans les moments les pires.

j'e
n souffre & ai souvent tenté de réduire (désépaissir) ce voile
P
our moi l'explication est que certains neurones ne s'activent pas & c'est la faute au manque d'ocytocin




Neil a écrit:



J'ai la même impression de déconnection du monde extérieur, moi je décris cela comme étant dans une bulle, le monde extérieur serait comme si il était sur un autre plan.
Par contre je le vis plutôt bien moi, puis j'ai remarqué que cet effet bulle se ressent souvent quand je suis perdu dans mes pensées. 



bonjour
JE PRECISE QUE J'AI LU EN DIAGONALE
hihihihihihihihihih sourire
c'est important sinon vous m'en voudrez surement smiley S smiley S smiley S



Ce que j'en crois ....
Je crois qu'on exagère un petit peu ...
(PS peut être que certains autistes déficients ont leurs difficultés ... et qu'on ne les aides pas assez .... c'est plus un échec honteux de la société que de la société qui se moquent d'eux ... c'est triste ... smiley-pleure smiley-pleure smiley-pleure smiley-pleure car ça amplifient l'échec de la société ... )


J'ai l'impression que la plume est bien affuté ...
Je comprends ce qu'il dit ... Parce que quand j'étais en CM1, CM2 ..
J'étais dans un avion et je le pilotais et j'étais comme si je survolais les images que je voyais ....

Et si je puis dire ... J'étais en trans sans que je le manifeste physiquement ....
et le bruit que générais les bruits extérieurs était comme le vent (ça faisait l'ambiance pour moi ) ...
Et mon regard était perdue hihihihihi sourire

et puis un jours on m'a réveillé brusquement ...

Je ne sais quoi dire ....
Est ce que la conscience m'est venue ???
Est ce que j'étais tout simplement Naïf de tout et c'est normal pour les enfants ???


ce que je crois .... c'est que le régime psychorigide n'a plus avoir lieu pour des autistes ...
Parce qu'on est maladroit tout simplement ...
Pour les connaissances ... J'admire des professeurs, j'admire leurs travailles,

Je n'admire que ceux à qui j'apprends comment transmettre à travers leurs transmissions sourire

Car quand on m'enseigne ... J'ai besoin de comprendre les mécanismes de la transmission chez un prof .... Pour mon campus ce n'est pas le cas ... car ils s'en foutent (d'une façon de parler) ....

il y a 1000000000000000000 méthodes d'enseigner ...
Quand on est prof ... C'est bien de maîtriser, mais le coeur du métier admirable est celui de la transmission ...

Et même ça personnalité est inclut dans sa transmission ....

Je me rappellerais toujours d'un prof de math qui a beaucoup comptait pour moi ...
Et surtout que c'est quelqu'un aussi de bien ...
Parce qu'il n'est pas rigide ...

Je pourrais dire qu'il "force le respect" parce qu'il fait ce qu'on doit attendre d'un prof de math et sa mission de faire réussir le bac est quelque chose qui fait jours après jours.

C'est quelqu'un qui vous regarde comme une personne et non pas comme "un élève qui va disparaitre l'année prochaine" ...

Avec les mêmes cours que les NT je parie à 99,99999999999999999999%
que par rapport à un prof psychorigide il y a une augmentation des résultat de 70% voire de 700 %


"je trouve qu'elle n'est pas adaptée à tout le monde"

On peut s’éterniser sur ce sujet ... de toutes manière PERSONNE dans le monde professionnel ne bouge ces fesses pour l'autisme .... que ça soit dans le domaine éducatif, médical ect ....

c'est rageant surtout quand on doit le répéter smiley S smiley S smiley S smiley S smiley S smiley S smiley S

après on va vous dire "qu'on est moderne parce qu'est bienvaillant envers les autistes" ceux là .... j'aurais juste envie de cracher sur leurs visages ...

C'est dégoutant .... L'autisme n'est pas apparut dans les années 2000 ou 1950 ... c'est pas une question de date mais une question humaine intemporel ....

En tout cas c'est vrai que je n'apprécie pas ces écrits ...
Je respecte sa souffrance ... je trouve son récit et sa personnalité très "profane ".
au fond je n'aime pas sa critique sommaire, je n'aime pas du tout les critiques qui visent à se déresponsabiliser.

Avoir tord (moi hihihihihihi sourire )... C'est le pire affront que je connaisse, et j'ai appris d'en extraire quelque chose à la place d'un refus.  Et j'en ai beaucoup souffert .... Beaucoup (et encore aujourd'hui hihihihihih sourire )
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